Le marché immobilier français : les prix, les taux, les effets de la crise américaine
Pour en savoir plus sur le marché immobilier en France : les prix qui cessent de flamber, les taux des crédits immobiliers qui remontent, le tout sur un fonds de crise immobilière américaine…
1er constat : les prix qui restent élevés et les conditions d’octroi des crédits immobiliers qui se resserrent contraignent les acheteurs français à faire des sacrifices.
L’allongement de la durée des crédits a ses limites et les acheteurs sont moins pressés d’acheter : les biens immobiliers ont de ce fait, tendance à rester en vente plus longtemps.
Les acheteurs négocient plus et les propriétaires sont bien souvent obligés de réviser leurs prix à la baisse, malgré le petit coup de pouce incitatif des déductions d’intérêt pour les cinq premières années de remboursement des prêts immobiliers.
Un léger tassement du nombre de transactions se fait ressentir sur le marché immobilier.
Le montant des transactions a tendance à plafonner, les acheteurs ont de plus en plus de mal à suivre et ils sont obligés de faire un sacrifice sur les mètres carrés, de s’endetter sur plus longtemps et de s’éloigner des centres villes.
Les crédits immobiliers ne sont plus très bon marché et de nombreux ménages touchent leur limite de solvabilité.
La charge financière qui pèse sur les ménages s’alourdit et ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les solutions financières des intermédiaires en opérations de banque (IOB) afin de retrouver du pouvoir d’achat grâce au rachat de crédits et au réaménagement de crédits.
La crise immobilière américaine n’a aucune raison de se transmettre en France où le marché immobilier est très différent notamment en raison du faible pourcentage de ménages qui contractent un crédit immobilier à taux variable pour acquérir un bien immobilier.
Le risque qui pourrait peser sur la croissance française vient plutôt du fait que les américains qui ne peuvent plus utiliser les plus-values en capital, vont moins consommer et moins s’endetter. Ce ralentissement de la croissance américaine jouera sur la croissance dans l’hexagone.