L’immobilier l’année prochaine: quelles perspectives?

Pour en savoir plus sur ce que l’immobilier risque de nous réserver en 2008…
 
Pendant dix années, les prix de l’immobilier ont progressé, ont même flambés pendant 5 années et en cette fin d’année 2007, on observe un ralentissement de la hausse des prix.
 
La crise des crédits immobiliers à risques américains (subprime) de cet été et ses lourdes conséquences actuelles, font craindre à beaucoup d’acheteurs français un retournement du marché de l’immobilier.
 
Les professionnels de l’immobilier se montrent moins inquiets.
 
En France, il n’y a pas d’utilisation massive du crédit à taux variable et seul un ménage sur cinq a été séduit par les taux attractifs de ces dernières années ou contraints de choisir ce type de prêt immobilier afin d’être solvable.
 
Certains de ces ménages se retrouvent dans des situations financières difficiles en raison de leurs mensualités qui augmentent, lorsque le mécanisme de l’allongement de la durée n’est plus possible.
 
En Europe, des pays comme l’Angleterre ou l’Espagne ont un marché immobilier en surchauffe car de nombreux acquéreurs ont accédé à la propriété grâce à un crédit à taux variable.
 
Pour 2008, les professionnels de l’immobilier évoquent plutôt une phase d’ajustement qu’un retournement.
 
Le marché immobilier français est composé en grande partie de ménages cherchant à se loger et non pas de spéculateurs cherchant à obtenir rapidement une plus-value.
 
Différents facteurs rendent peu probable un brusque retournement du marché immobilier, malgré un ralentissement de la hausse des prix et une sensible remontée des taux d’intérêts :
-         un déficit de logements toujours important
-         une politique gouvernementale qui soutient la construction
-         une incitation fiscale à l’investissement résidentiel
-         une politique qui met en place des mesures pour revaloriser le pouvoir d’achat…
 
Notons également que certaines villes où la demande est forte voient encore les prix de l’immobilier progresser, même si cette progression n’est plus à deux chiffres.
 
La législation française est l’une des plus stricte en matière de crédit et de protection du consommateur, les établissements bancaires ont donc pour habitude de ne pas octroyer de crédit  immobilier lorsque la dette de l’emprunteur dépasse le tiers de ses revenus.
 
Les taux exceptionnellement bas de ces dernières années vont laisser place à des taux toujours intéressants et les banques ont toujours la possibilité d’allonger la durée des crédits pour rendre les mensualités moins lourdes.
 
Côté vendeur : les acheteurs vont se montrer plus exigeants et seront plus attentifs au prix du marché de l’immobilier.
 
Pour vendre un bien immobilier rapidement, il sera nécessaire de coller au prix du marché.
 
L’année 2007 aura été une année d’attentisme : d’une part en raison des élections présidentielles et d’autre part à la suite de la crise immobilière américaine.
 
A suivre…
 
 
 

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