Crédit immobilier à taux variable: les contestations
Tout savoir sur les contestations des dossiers de crédit immobilier à taux variables…
Le nombre de contestations de contrats de crédit immobilier à taux variables recensé par l’Afub (Association des usagers de la banque) s’élève désormais à 500.
Les clients de ces contrats ont en effet souscrit un crédit immobilier à taux variable et refusent d’endosser la hausse des taux prévue par leur contrat.
La révision des taux de leur crédit immobilier est contestée par ces emprunteurs qui, face à la complexité de leur contrat, n’ont pas compris, prévu ou anticipé que les taux variables pourraient atteindre un tel niveau.
Les emprunteurs se croyaient protégés par un plafond, or certaines clauses concernant le plafond ou cap n’ont pas toujours été bien comprises.
Certains établissements tels le CIC ont déjà engagé des négociations avec leurs clients afin de leur proposer des taux fixes au niveau du marché pour leur crédit immobilier.
Les banques spécialisés en crédit immobilier, sont les plus embarrassées par cette polémique sur les taux variables, dans la mesure où pour certaines de ces banques ce sont les trois quarts de leur production qui sont réalisés avec des taux variables.
Les banques généralistes ont plutôt une production inverse et le relèvement des taux a plutôt tendance à diminuer la production de crédits immobiliers à taux variables.
Actuellement, les incertitudes qui pèsent sur le marché immobilier n’incitent pas les emprunteurs à opter pour des taux variables.
Les banques se défendent des contestations de leurs clients dans la mesure où elles allongent dans un premier temps la durée de remboursement avant d’augmenter dans certains cas exceptionnels la mensualité du crédit immobilier. Elles rappellent que la situation est loin d’être dramatique comme aux Etats-Unis.
De plus, il existe une clause qui permet à chaque emprunteur de passer d’un taux variable à un taux fixe. Le risque est cependant de figer le taux à un niveau élevé dans la mesure ou ce changement est définitif : l’emprunteur ne peut plus revenir à un taux variable.
Plus que jamais il apparaît essentiel de bien lire un contrat de prêt et de demander toutes les explications nécessaires à une bonne compréhension des différentes clauses.