Le crédit immobilier fin février 2008
Fin février 2008 : le point sur le crédit immobilier …
L’accès au crédit immobilier est plus difficile pour les particuliers en ce début d’année 2008 comme le reconnaît le gouverneur de la Banque de France. Il ajoute cependant qu’on ne peut parler dans l’hexagone d’une crise du crédit comparable à celle vécue par les américains.
Plusieurs raisons semblent expliquer la diminution de la distribution du crédit immobilier, parmi lesquelles :
- les prix des logements qui ont beaucoup augmenté, ce qui rend difficile l’accession au logement notamment parce qu’on ne peut allonger indéfiniment la durée des crédits immobiliers.
- le prix de l’argent a remonté de 0,65% en un an : les taux des crédits immobiliers sont donc moins intéressants (les rendements des produits d’épargne ont quant à eux augmenté).
Les tensions observées sur l’octroi des crédits immobiliers ne semblent cependant pas avoir fait baisser le nombre des crédits immobiliers distribués au 4ème trimestre 2007 (source : observatoire du financement des marchés résidentiels).
Une étude Bipe-Empruntis récemment publiée rapporte un durcissement des conditions d’octroi de crédit immobilier aux particuliers et prévoit une baisse des prix de l’immobilier de 3% pour l’année 2008.
Cette baisse, plus qu’une crise serait plutôt un atterrissage en douceur. Le directeur du cabinet d’études pense que sur 100 dossiers finançables en 2007, 12 ne le seront plus en 2008.
Les incertitudes liées au marché de l’immobilier entraînent cependant une augmentation des stocks de logements à vendre qui atteignent les plus hauts niveaux de l’année 2000.
Les banques se défendent de toute restriction de prêt immobilier. Pour elles, le crédit immobilier reste un produit clé des stratégies marketing, dans un contexte où la concurrence est de plus en plus vive.
Pour certains spécialistes, l’inflation supérieure à 2% qui inquiète la Banque Centrale Européenne (BCE) rend plus probable une hausse des taux qu’une baisse.
La confiance entre les acteurs bancaires n’est pas rétablie et la BCE se refuse à baisser ses taux directeurs.
A suivre…