Crédit immobilier : tendance du mois de mars
Plus d’informations sur la contraction d’un crédit immobilier en ce début d’année 2008…
En 2008, la contraction d’un crédit immobilier n’est plus aussi facile que les précédentes années.
Depuis le mois d’août 2007 et la paralysie du marché du crédit immobilier consécutif à la crise américaine des crédits à risques, les banques ont revu leur grille tarifaire.
Le taux d’intérêt reste l’une sinon la première préoccupation majeure avant que l’emprunteur ne signe son contrat.
En 2007, la tendance était plutôt à la hausse, ce qui a occasionné un recul de la demande de crédit immobilier.
Or depuis le mois de février dernier, on a observé une baisse de 0,10 points uniquement sur les taux des prêts immobiliers dont les durées d’emprunt sont inférieures à 30 ans (pour certaines banques les taux ont été maintenus).
En effet, les organismes de crédit essayent de décourager les emprunteurs les moins solvables qui sont contraints de s’orienter vers des crédits de 25 ou 30 ans afin d’obtenir une mensualité en rapport avec leurs possibilités de remboursement.
Ces emprunteurs sont généralement des primo-accédants, c’est-à-dire qu’ils achètent pour la première fois et elles n’ont souvent pas d’apport important.
Les taux devraient rester favorables ces prochains mois mais il ne faut pas oublier qu’en 2 ans les taux des crédits immobiliers ont pris plus d’un point.
Si les banques ont réévalué le coût du risque, on ne constate cependant pas de hausse de taux de défaut pour le crédit immobilier comme c’est le cas aux Etats-Unis et en Espagne.
Le pourcentage du bien financé a, quant à lui, diminué : dans le cadre d’un crédit relais, les banques accordent généralement un crédit qui porte sur 70% de la valeur du bien et ce, dans la mesure où il n’est pas exclus que le marché immobilier baisse et que les propriétaires ont l’habitude de surestimer leur bien.
Les primo-accédants qui pouvaient financer leur bien à 100% et ajouter les frais d’acquisition, doivent désormais compter sur un prêt de 90% de la valeur du bien. De plus, le calcul de la solvabilité a tendance à diminuer le taux d’endettement acceptable le portant de 33, 35% à 30%.
Chaque établissement bancaire a sa propre politique en matière de crédit immobilier mais ils observent tous scrupuleusement les derniers relevés de compte et l’éventuelle progression de carrière a de plus en plus d’importance.
La concurrence entre les différents établissements est moins importante, les conditions d’octroi de crédit immobilier qui se sont durcies, un fort endettement des ménages… sont autant de facteurs dont il faut désormais tenir compte pour analyser le marché de l’immobilier.
Enfin, les prêts immobiliers sont maintenant de vrais outils commerciaux et il est recommandé de ne pas se décourager et de faire le tour des établissements bancaires, chacun ayant sa propre politique en matière de crédit immobilier.
Une seule constante : de bons relevés de compte sans incidents bancaires facilite l’octroi d’un crédit immobilier.
Il est également intéressant de recourir aux solutions financières des IOB (intermédiaires en opérations de banque) qui regroupent les encours : crédits à la consommation, dettes fiscales, sociales…en un seul crédit de substitution.
Grâce à une unique mensualité fortement allégée, le profil emprunteur est amélioré et le pouvoir d’achat préservé sans déséquilibrer le budget. Trouver un crédit immobilier devient beaucoup plus facile.