Acheter ou louer: le dilemme est de nouveau d’actualité

Acheter ou louer ? Le dilemme retrouve toute sa raison d’être en cette période de ralentissement du marché immobilier.
 
La flambée des prix de l’immobilier, la hausse des taux d’intérêts des crédits immobiliers, l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat contribuent à ralentir le marché de l’immobilier.
 
Les banques appliquent désormais leurs conditions de crédit de façon beaucoup plus stricte, ce qui exclut les candidats à l’acquisition un peu « juste ». Ce sont généralement les primo-accédants ayant peu ou pas d’apport  personnel sont les plus touchés par ces nouvelles conditions.
 
Compte-tenu du niveau élevé des prix à l’achat, les ménages français sont de plus en plus mitigés et réfléchissent plus longuement avant de se porter candidat à l’acquisition d’un bien immobilier dans l’attente d’une baisse des prix à la vente et des taux des crédits.
 
Les familles monoparentales que ce soit à la suite d’un divorce, d’une séparation ou d’un décès, se trouvent elles aussi face à des problèmes financiers, qui les conduisent bien souvent à opter pour la location.
 
Le marché de la location est actuellement plus tendu et nombreux sont les propriétaires qui sont prêts à renoncer en partie ou totalement aux augmentations de loyers afin de garder leurs locataires n’ayant pas d’impayés.
 
La loi sur le pouvoir d’achat (Tepa) a facilité l’accès à la location pour les ménages français et notamment pour ceux qui louent pour la première fois.
 
Le dépôt de garantie n’est plus que d’un mois (au lieu de deux) et il est possible aux candidats à la location de demander au 1% logement un accord pour avoir une avance des frais de garantie. Cette avance est consentie pour une durée de 36 mois sans intérêt.
 
Un rééquilibrage du rapport de force entre les propriétaires et les locataires est en cours. Pour le choix du locataire, le propriétaire peut se montrer exigeant, mais ensuite en cas d’impayé ou de dégradation le rapport de force s’inverse et c’est le locataire qui prend le dessus.
 
Depuis le 10 février dernier, les loyers sont indexés sur l’indice des prix hors tabac. Or à l’heure actuelle l’inflation repart ce qui n’est pas une bonne chose pour les locataires. L’offre de plus en plus abondante favorise actuellement ces derniers qui peuvent plus facilement négocier les montants des loyers et obtenir que des travaux soient effectués.
 
Ces différents points conduisent donc de plus en plus de ménages à s’orienter vers la location en attendant une nouvelle évolution du marché de l’immobilier.
 
 

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