L’actualité du crédit en cette fin de mois de mai
L’actualité du crédit de la fin du mois de mai sur un fonds de morosité : crédits aux entreprises, crédit immobilier, crise du subprime…
Les nouvelles règles qui encadrent l’octroi des crédits sont beaucoup plus strictes depuis l’entrée en vigueur en France de la réglementation bancaire mondiale dite Bâle II. Désormais les banques qui prêtent aux entreprises doivent mettre un fonds propre minimal de côté en tenant compte du risque représenté par le prêt envisagé. Le calcul du risque de crédit peut s’effectuer selon deux approches : une méthode standard avec une note établie par un organisme externe ou un système de notation interne. Cependant les entreprises les plus saines peuvent encore se financer dans de bonnes conditions malgré une enquête de la Banque de France qui annonçait récemment un resserrement de plus de 40% de l’accès au crédit. Les entreprises ne doivent donc pas renoncer au crédit bancaire. L’affacturage : une alternative au crédit bancaire se développe beaucoup.
Du côté des établissements bancaires le crédit immobilier présente un nouveau visage : les prix d’appel des prêts à taux variable sont supprimés progressivement. Alors que les emprunteurs ayant contracté un crédit immobilier à taux variable ont vu leurs échéances flamber avec la hausse des taux, les banques ne pratiquent plus le taux d’appel attractif qui est proposé au début de ce type de crédit immobilier. Les banques ont désormais l’obligation de proposer aux ménages les plus modestes des prêts dits « capé » ou maîtrisable, ce cap n’assurant pas la solvabilité bien sûr. La DGCCRF a, quant à elle, ouvert une enquête sur les conditions de commercialisation des prêts à taux variables.
L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a identifié les principales menaces qui pèsent sur les marchés financiers à la suite de la crise financière américaine des crédits à risques.
Le régulateur estime qu’il est essentiel d’avoir plus de transparence sur les marchés primaire et secondaire, qu’il faut mieux surveiller les opérations de marché et s’assurer que les intermédiaires respectent bien les règles de déontologie. Le profil des portefeuilles des investisseurs français semblent peu risqués (75% de produits sans risques). L’AMF souhaiterait que l’accent soit mis sur l’éducation financière et le conseil aux épargnants français. Le niveau de risque réel doit pouvoir être appréhendé lors de la commercialisation des produits d’épargne comme du crédit.
Les banques continuent, quant à elles, à affirmer que la crise financière américaine ne devrait pas avoir d’impact sur la distribution du crédit aux entreprises et notamment celles qui ont moins de 250 salariés. La disponibilité des crédits n’a pas diminué mais on note cependant un inévitable enchérissement du coût du crédit. Les entrepreneurs sans trop se plaindre des conditions actuelles, pensent qu’il sera plus difficile à l’avenir de se financer, ce qui pourrait freiner leurs projets d’investissement. Presque un entrepreneur sur deux estime que les banques les aident peu à se développer alors que c’est leur principale attente.
A suivre…