Archive for the ‘credit immobilier’ Category

Assurance emprunteur et crédits immobiliers et à la consommation

Sunday, August 17th, 2008
Plus d’informations sur la concurrence en matière d’assurance emprunteur…
 
Les établissements bancaires contrôlent le marché de l’assurance emprunteur : un marché qui attise les litiges depuis peu.
 
En effet, les banques captent une quasi-totalité des contrats d’assurance emprunteur, que ce soit pour des crédits immobiliers ou à la consommation.
 
Un marché énorme estimé pour l’an passé à plus de six milliards d’euros de primes. Rappelons qu’en France, l’assurance est indissociable du crédit immobilier et le Code de la Consommation autorise les établissements bancaires à imposer leurs contrats de groupe.
 
Les banques ont de plus des difficultés à accorder un prêt sans imposer une assurance emprunteur qui n’est pas toujours justifiée dans les cas de placement locatif par exemple.
 
L’octroi d’un crédit est trop souvent conditionné à la souscription du contrat d’assurance emprunteur de groupe.
 
Depuis l’offensive de l’association UFC Que Choisir, le Trésor a lancé une consultation pour déterminer s’il faut supprimer ou non la possibilité pour les établissements bancaires d’imposer leur contrat de groupe.
 
Les opérateurs qui avaient réussi a percé ont cependant déjà contraint les établissements bancaires à réagir et à apporter une réponse concurrentielle.
 
Les banques pratiquent désormais une segmentation affichée de leurs tarifs ou accordent des dérogations fréquentes.
 
En un mot les établissements bancaires se sont organisés pour freiner et limiter le développement de l’assurance emprunteur individuelle.
 
UFC Que Choisir préconise de supprimer le questionnaire médical pour favoriser l’accès à l’assurance emprunteur aux personnes qui sont atteintes d’un risque médical aggravé, ce qui induirait une mutualisation inédite du risque et diminuerait la concurrence. Cette mutualisation du risque entraînerait cependant une augmentation de l’ensemble des tarifs et ce quel que soit le risque en matière d’incapacité ou de décès.
 
A suivre…

Que se passe t’il sur le marché immobilier

Wednesday, August 6th, 2008
Tendance retournement du marché immobilier : que se passe t’il ?
 
La baisse des prix sur le marché immobilier semble inéluctable et tous les biens immobiliers devraient être touchés même si c’est de façon inégale.
 
La baisse importante du volume des ventes semble être le signe annonciateur du retournement du marché immobilier.
 
La tendance se généralise dans le neuf comme dans l’ancien.
 
Certes le retournement est dû à la hausse des taux des crédits immobiliers et au durcissement des conditions mais la dégradation de la solvabilité des ménages et de leur moral contribue également à la situation.
 
A l’heure actuelle, les refus de prêt concernent de plus en plus d’opérations immobilières.
 
Dans le neuf, les promoteurs multiplient les opérations de séduction pour des candidats à l’acquisition plutôt attentistes : organisations de week-ends promotionnels, ventes sur Internet, remise sur les frais de notaire… Les promoteurs sont obligés de réduire leurs marges et les prestations pour compenser la hausse des prix des matières premières.
 
Dans l’ancien, on observe surtout des négociations de prix plus importantes. Les candidats attendent un retour à des conditions meilleures et se montrent plus exigeants d’autant plus que l’ensemble des postes de dépenses est touché par la flambée des prix.
 
La remontée des taux précipite le retournement des marchés immobiliers en Europe : la hausse du loyer de l’argent freine la demande de logements et accélère la baisse des prix entamée dans plusieurs pays européens.
 
Ainsi la crise immobilière espagnole devrait être sévère : le chômage dans la construction augmente beaucoup, des entreprises déposent le bilan, la demande s’écroule, le taux d’impayés bondit car les espagnols recourent pour la majorité à un financement à taux variable pour acquérir leur logement.
 
En Grande-Bretagne, les banques ont resserré très fortement leurs conditions d’accès au crédit, leurs taux sont élevés et les biens ne trouvent plus d’acquéreurs bien que les loyers soient eux aussi très chers. La dégradation de la situation pourrait entraîner de nombreuses ventes forcées pour cause d’impayés. L’Irlande connaît elle aussi un atterrissage brutal.
 
Le marché immobilier allemand reste, quant à lui, stable grâce à de nombreux acquéreurs qui choisissent des crédits immobiliers à taux fixe et à un faible taux de propriétaires. Les prix immobiliers ont de surcroît peu augmenté ces dix dernières années par rapport à l’ensemble des pays européens.
 
Globalement l’Europe résiste bien à la crise pour le moment mais l’augmentation de l’offre et des difficultés de remboursement laissent envisager un avenir morose.
 
A suivre…
 
 
 
 
 
 

Le ‘un pour cent logement’ : une possible ponction de l’Etat

Friday, July 25th, 2008
Plus d’informations sur la ponction de l’Etat sur le 1% logement : un projet de loi proposé lundi…
 
L’Etat devrait en effet ponctionner un quart des ressources qui sont actuellement aux mains des entreprises qui s’élèvent à 4 milliards.
 
Le milliard ainsi collecté sur les fonds du 1% logement, devrait être consacré au financement de l’agence nationale de l’habitat, à la rénovation urbaine et à la réhabilitation des quartiers anciens.
 
Plusieurs milliards ont déjà transité du privé vers le public sous le gouvernement Jospin, ce qui n’empêche pas les entreprises de protester. La cotisation versée chaque année au titre du 1% logement par les employeurs servant déjà à financer le Fonds d’Aide National au Logement (FANL), l’Agence nationale de rénovation et le plan de relance HLM et le financement des SA de HLM.
 
La contribution du 1% logement au projet de loi de mobilisation et de lutte contre l’exclusion mobilise les protagonistes qui rappellent que la crise du logement est due en partie à une offre insuffisante et qu’il est essentiel de mettre tout en œuvre pour que le droit au logement opposable puisse s’exercer avec résultats.
 
L’Union d’économie sociale pour le logement (UESL) estime que le prélèvement de sommes sur le 1% logement risque de mettre en péril les services apportés aux salariés : prise en charge des cautions locatives, aides à l’accession à la propriété… 
 
L’UESL estime d’ailleurs qu’il faudrait généraliser la garantie du risque locatif.
 
A suivre…
 
 

Le problème du logement des étudiants

Tuesday, July 22nd, 2008
Plus d’informations sur la problématique du logement des étudiants
 
Baccalauréat en poche, la plupart des étudiants se trouvent confrontés à un nouveau problème : leur futur logement.
 
En effet, il n’est pas toujours facile d’entreprendre la formation voulue tout en continuant à habiter chez ses parents.
 
Or les étudiants ne disposent pas d’un budget important et les solutions existantes ne sont pas toujours en nombre suffisant.
 
 Les chambres en cité universitaire ne sont pas coûteuses mais elles sont rares.
 
Les chambres chez l’habitant sont des formules intéressantes que ce soit grâce à un réseau relationnel ou par le biais d’un site. Le prix du loyer peut même être plus avantageux en échange de menus services (garde d’enfants, courses pour une personne âgée…).
 
Lorsqu’il s’agit de louer un studio en ville ou dans une résidence étudiante, le prix du logement va dépendre de la ville. Un logement moins onéreux peut se situer en dehors des accès en transport en commun et nécessiter la possession d’un véhicule.
 
La colocation reste la solution préférée des étudiants même si les risques financiers sont importants lorsque les propriétaires demandent que les locataires soient solidaires.
 
Il existe cependant des aides pour les étudiants : les boursiers peuvent se loger en cité universitaire et certains peuvent bénéficier d’APL à condition qu’un bail soit signé, que le bien loué serve de résidence principale à l’étudiant et surtout que l’étudiant soit détaché du foyer fiscal de ses parents.
 
Certains parents ne souhaitent pas détacher leur enfant car cela signifie une perte au niveau du quotient familial ce qui a une incidence sur la déclaration des revenus. Ils peuvent cependant déduire sous forme de pension alimentaire l’aide financière qu’ils procurent à leur enfant.
 
Certains parents qui peuvent se le permettre n’hésitent pas à investir dans l’immobilier pour loger leur enfant pendant la durée de ses études.
 
Actuellement la conjoncture n’est pas favorable aux étudiants qui doivent subir des hausses des prix des logements, des carburants et de l’alimentation. Et de nombreux étudiants sont en situation de pauvreté.
 
A suivre…

L’accession à la propriété: une priorité du gouvernement et des français

Tuesday, July 15th, 2008
Plus d’informations sur l’accession à la propriété : l’une des priorités du gouvernement…
 
L’accession à la propriété fait partie des ambitions principales des français car la pierre reste une valeur sure qui rassure. Etre propriétaire est pour beaucoup synonyme de réussite sociale et de sécurité financière.
 
A l’heure actuelle 57% des français sont propriétaires de leur logement et le président de la République souhaite rendre tous les français propriétaires de leur bien.
 
Or cette ambition semble plutôt compromise et selon la 7ème étude de l’Observatoire des Caisses d’épargne ce taux pourrait diminuer.
 
Le rythme d’accession à la propriété de ces dernières années semble en effet difficile à maintenir dans l’actuel contexte économique.
 
L’évolution du marché immobilier tend en effet à exclure un nombre croissant de français de l’accession à la propriété.
 
Les prix ont fortement augmenté : avant l’an 2000 le prix moyen d’un logement représentait deux ans et demi de revenus et depuis 2005 il faut compter quatre années de revenus.
 
De nombreux français renoncent à accéder à la propriété et notamment les locataires de plus de 50 ans du parc privé et les moins de 50 ans du parc social.
 
Les jeunes français qui habitent chez leurs parents sont également très nombreux à renoncer à acheter un logement.
 
Le nombre croissant de familles monoparentales tend à accentuer la tendance.
 
D’autre part l’allongement de la durée des prêts qui permettait de nombreuses accessions à la propriété semble avoir trouvé ses limites. La durée moyenne s’est stabilisée à 22 ans.
 
La crise de solvabilité des ménages s’accentue en raison de la remontée des taux, du coût des matières premières, des contraintes dues au développement durable…
 
80% des français aspirent cependant à accéder à la propriété afin de se constituer un patrimoine, une réserve de pouvoir d’achat, une protection pour la retraite, un bien à transmettre…
 
L’impossibilité d’accéder à la propriété est vécue comme une barrière infranchissable qui a tendance à accentuer la pauvreté.
 
A suivre…
  

Acheter un bien immobilier autour d’un golf

Saturday, July 12th, 2008
Réaliser un investissement immobilier en bordure d’un golf…
 
Acheter un bien immobilier le long d’un golf est un projet qui peut correspondre à un grand nombre d’investisseurs ou de candidats à l’accession.
 
Acquérir une maison dans un cadre de verdure répond en effet aux attentes des personnes en quête de calme, que ce soit pour la vie au quotidien ou pour une prochaine retraite.
 
Les résidences à proximité des golfs séduisent de plus en plus d’amateurs, ce type d’investissement immobilier étant peu risqué dans la mesure où le golf est un sport en plein développement.  
 
Les appartements et maisons en bordure de golfs ont d’ailleurs pris de la valeur et certains investisseurs ont vu leur bien prendre jusqu’à 40%.
 
Les biens hauts de gamme en lisière de golf sont les plus recherchés malgré une forte augmentation des terrains et des logements.
 
Les promoteurs ont du mal à répondre à la demande ce qui a pour conséquence d’inciter les investisseurs à se tourner vers des golfs situés en dehors de l’hexagone.
 
Il est toutefois recommandé de faire preuve de prudence car de nombreux terrains disponibles à l’étranger ne sont pas livrés en pleine propriété mais en jouissance de quelques années.
 
De plus il est conseillé de voir sur place la qualité du bien immobilier proposé à la vente, sa situation géographique et lorsqu’il s’agit d’un investissement à but locatif de s’assurer d’une bonne fréquentation du golf.
 
Mieux vaut privilégier les golfs qui sont réalisés par des grands architectes internationaux qui attirent de nombreux amateurs.
 
A suivre…  

Projets immobiliers de partenariat public/privé

Monday, July 7th, 2008
Plus d’informations sur les projets de partenariats public/privé (PPP)…
 
Les projets de partenariats public privé ont été lancé il y quatre ans connaissent actuellement un certain essor après une période sans succès.
 
Les partenariats public/privé sont un outil d’investissement qui permettent aux collectivités locales ou à l’Etat de construire, exploiter et financer des bâtiments grâce au concours d’opérateurs privés.
 
Un projet de loi prochainement adopté devrait élargir les domaines d’action du PPP.
 
La sphère publique peut ainsi confier à un acteur du privé une mission globale et ce, grâce à un montage juridico financier.
 
Cet acteur du privé est un groupement généralement constitué de banques, d’avocats et d’un major du BTP.
 
Cette mission consiste à concevoir, construire et exploiter un bâtiment ou une infrastructure pendant une période de vingt ou trente ans.
 
Le projet livré est occupé par son commanditaire qui paye alors un loyer au groupement qui l’a réalisé pendant plusieurs dizaines d’années.
 
Cette solution permet à l’Etat de moderniser son parc immobilier sans de gros investissements.
 
Un champ d’action plus large permettrait une mise en œuvre plus facile des PPP.
 
Les PPP permettent de bénéficier de l’expérience de professionnels, d’un suivi de chantier et de délais courts et souvent respectés.
 
Avec un champ élargi les PPP pourraient concerner les projets dont l’intérêt économique et financier est prouvé, les secteurs prioritaires en plus des projets urgents et complexes : les deux scénarios initialement prévus.
 
A suivre…  

La BCE augmente ses principaux taux directeurs

Saturday, July 5th, 2008
Plus d’informations sur le dernier relèvement des taux directeurs de la BCE
 
Alors que l’inflation s’accélère, la BCE a relevé ce jeudi ses principaux taux directeurs d’un quart de point les portant à 4,25%.
 
Cette décision a été prise par la BCE pour atteindre son objectif de stabilité des prix a déclaré son président monsieur Jean-Claude Trichet.
 
Un relèvement des taux devrait permettre d’éviter une augmentation trop importante des salaires ou celle des prix par les entreprises.
 
Pour la BCE l’inflation devrait se maintenir à un niveau élevé pendant une période plus longue que prévu.
 
Le président de la BCEa cependant précisé qu’il ne souhaitait pas procéder à un nouveau resserrement : une prochaine hausse des taux directeurs n’est donc pas envisagée.
 
Jean-Claude Trichet parle d’une croissance modérée de la zone euro alors que certains économistes voient en ce relèvement un geste symbolique dans la mesure où le taux d’inflation de la zone a atteint 4% en juin.
 
La Banque Centrale de Suède et celle du Danemark ont eles aussi ajusté leurs taux à la hausse ce jeudi.
 
Les bourses européennes sont à leur plus bas niveau depuis trois ans et le baril de pétrole bat ses records et culminait jeudi à 146 dollars.
 
Un relèvement des taux directeurs aura une incidence sur les prêts immobiliers qui devraient voir leur taux de refinancement augmenter.
 
La hausse du coût du crédit intervient dans un contexte de faiblesse de l’Economie.
 
Reste à savoir si ce relèvement des taux réduira l’inflation.
 
A suivre…

Vers un retournement global du marché immobilier

Friday, July 4th, 2008
Plus d’informations sur le retournement du marché immobilier
 
La publication des statistiques de ventes des logements anciens en Ile-de-France par l’Insee et la Chambre des notaires montre une baisse des ventes de 7,9% tous biens confondus.
 
Désormais les professionnels osent parler de retournement du marché immobilier après un premier semestre 2008 plus que morose.
 
Le marché immobilier francilien est en recul avec une baisse plus prononcée sur Paris qu’en banlieue.
 
Les acheteurs semblent avoir mis un sérieux coup de frein mais les propriétaires ne semblent pas encore prêts à consentir des baisses importantes sur leurs biens mis en vente.
 
Une franche baisse des prix n’est pas encore visible sur le marché immobilier.
 
Sur l’ensemble de l’hexagone, les logements anciens ont baissé de 0,8% au premier trimestre : 1% pour les maisons et 0,6% pour les appartements.
 
Un retournement global du marché immobilier est à craindre pour les professionnels qui enregistrent un ralentissement de la fréquentation des agences immobilières.
 
La hausse des taux d’intérêts et la hausse des carburants incitent les candidats à l’acquisition à plus de prudence pour les biens situés à distance des grands centres, de même l’affichage des performances énergétiques fait réfléchir et hésiter en cas d’absence d’isolation.
 
A suivre…

Fin mai: l’actualité du crédit immobilier et consommation

Monday, June 30th, 2008
Bref rappel des actualités en matière de crédit et des difficultés financières du mois de juin : inflation et prestations sociales, crise immobilière, ventes en viager…
 
Au premier juillet, le SMIC sera revalorisé de 0,9% : il passera donc de 8,63 à 8,71€ de l’heure. Le SMIC aura donc été revalorisé deux fois cette année afin de compenser les 3,2% de hausse moyenne des prix annoncée pour l’année 2008.
Les retraites, le RMI et les allocations familiales n’ont été, quant à eux, que faiblement augmentés. Le taux important d’inflation dévalue donc les prestations sociales.
 
La crise immobilière commence à atteindre les promoteurs français : ceux-ci craignent en effet un recul important de la vente des logements neufs qui pourrait aller jusqu’à 15 ou 20%.
Le recul de la vente de logements neufs observé au premier trimestre est bien supérieur à celui initialement prévu, le taux de désistement est aussi en forte augmentation.
Sans parler toutefois de récession, les promoteurs soulignent également que les prêts immobiliers sur une durée de vingt ans ont passé la barre des 5%.
 
La période des taux bas en matière de crédit immobilier semble finie. La hausse des taux serait due à la remontée de l’OAT (Obligations Assimilables du Trésor) à 10 ans qui est passé de 4,55% à 4,80%.
Les bons profils d’emprunteurs devront cependant trouver des crédits immobiliers à taux encore favorables.
 
Les ventes de biens immobiliers en viager ont doublé en dix ans : en effet de nombreuses personnes âgées optent pour cette formule qui permet d’arrondir leurs fins de mois, tout en gardant la jouissance de leur bien immobilier. Cette augmentation du nombre de ventes immobilières en viager est une conséquence directe de l’augmentation du coût de la vie. La vente en viager permet un complément de retraite confortable et en règle générale une partie du montant est versé au comptant, le reste étant une rente mensuelle à vie. L’acheteur prend possession du bien au moment du décès de l’ancien propriétaire.  
 
Enfin l’Insee prévoit une croissance quasi nulle au second semestre 2008. Les mesures fiscales du gouvernement n’arriveront pas à compenser l’inflation et l’on observe un véritable coup de frein sur la consommation.
 
A suivre…
 

La crise financières et ses conséquences

Sunday, June 29th, 2008
En quelques points informez vous sur ce que la crise financière a changé pour vous et dans le monde…
 
La crise financière ou « crise des subprimes » a permis de découvrir que le système financier mondial était très fragile.
 
En effet, ces dernières années les différents acteurs financiers poursuivaient une course sans fin au profit, cette dernière étant associée d’une prise de risque de plus en plus importante.
 
La crise immobilière américaine a remis en question le mode de financement et la crise financière s’est étendue à l’ensemble de la planète.
 
Un enchaînement de conséquences s’est propagé sur les monnaies, les marchés immobiliers, les taux d’inflation, les prix des matières premières…
 
Le modèle bancaire semble entraîner une sous-évaluation massive du risque et une dangereuse dérive de l’endettement. En clair, les banques initient le risque en octroyant le crédit et vende le risque plutôt que de le porter (titrisation).
 
Les banques centrales ont, quant à elles, tenté de stopper la contagion et ont essayé de faire regagner la confiance.
 
Concrètement pour les français :
-         une baisse des prévisions de croissance économique
 
-         un contrôle des risques accru de la part des banques qui va de pair avec un durcissement des conditions d’octroi de prêts immobiliers
 
-         des changements de stratégies pour les promoteurs immobiliers avec des appartements moins grands pour solvabiliser un certain nombre de ménages
 
-         un marché boursier volatile avec des pertes importantes de valeur des cours
 
-         un ralentissement du marché immobilier qui s’est amplifié : hausse des taux avec une production de crédit qui ralentit, des biens qui mettent plus de temps à être vendu, moins de mises en chantier prévues…
 
La crise a changé beaucoup de choses et fait débat autour de la question de l’autorégulation des marchés.
 
Heureusement l’Economie française qui n’est pas trop flexible n’est pas la plus flexible et elle a moins souffert et avec plus de retard des ralentissements mondiaux.
 
A suivre…
 
 

Impôts locaux: une prochaine révision des valeurs locatives

Thursday, June 19th, 2008
Plus d’informations sur la réforme des impôts locaux : vers une possible et prochaine révision des valeurs locatives…
 
Le gouvernement semble favorable à la réforme des impôts locaux.
 
La révision des valeurs locatives qui servent de base aux quatre impôts locaux : taxe d’habitation, taxe professionnelle, taxe foncière sur le bâti et taxe foncière sur le non bâti, pourrait être réalisée rapidement.
 
Plusieurs hypothèses sont envisagées pour la réforme des impôts locaux :
 
-         donner plus de pouvoir aux élus pour réviser ou non leurs bases taxables
 
-         substituer à la valeur locative des biens la valeur vénale des biens taxables
 
-         mettre d’actualité les taxes les valeurs locatives.
 
La possibilité de conserver la valeur locative comme base de calcul aux impôts locaux tout en laissant aux élus la possibilité de déterminer les coefficients des biens immobiliers situés sur leur commune est une solution qui intéresse les collectivités.
 
La substitution à la notion de valeur locative de la valeur vénale des biens est une solution plus radicale avec d’importants risques de transferts entre les différents impôts locaux. Cette révision d’ensemble tiendrait compte des quartiers réévalués ou au contraire dévalués.
 
Enfin la mise d’actualité des valeurs locatives dont certaines datent : de 1970 pour la taxe professionnelle des entreprises par exemple, permettrait un rapprochement progressif des valeurs du marché immobilier actuel.
 
De plus les 13 milliards d’euros de compensation que l’Etat verse chaque année aux collectivités locales (dégrèvements consentis aux contribuables) pourrait être supprimé et remplacés par une part des impôts sur le revenu ou d’un impôt assis sur la CSG.
 
La réforme des impôts locaux est donc lancée, reste à savoir quelle option va être choisie.
 
A suivre…

Le marché immobilier vu par les courtiers en crédit

Saturday, June 14th, 2008
Plus d’informations sur le point de vue des courtiers en crédit sur la situation actuelle du marché immobilier
 
Le courtage en crédit est une profession jeune mais qui se développe rapidement grâce aux opportunités qu’offre Internet.
 
L’activité des courtiers en crédit est intimement liée à l’activité du marché immobilier : ils sont donc les premiers concernés que ce soit par une hausse du volume des ventes ou par une baisse de l’activité comme c’est le cas actuellement. 
 
Les courtiers en crédit ne semblent cependant pas trop s’inquiéter pour l’avenir du marché immobilier, estimant que la baisse actuelle correspond à une légère correction suite à plusieurs années de croissance exceptionnelle. Un léger réajustement des prix serait donc nécessaire pour eux après de longues années de surévaluation.
 
La crise financière américaine des crédits à risque (subprimes) aurait été trop médiatisée pour les courtiers qui s’accordent à dire que sa surmédiatisation a donné un coup de frein au marché immobilier. Les acheteurs seraient en attente de conditions meilleures.
 
Certes les taux ont remonté, mais tous les courtiers ne sont pas d’accord la politique adoptée par les établissements bancaires : pour les uns les banques ont durci leurs conditions d’octroi de crédit immobilier, pour les autres les banques n’ont pas restreint leurs conditions. Ces derniers soulignent qu’il est toujours possible d’obtenir un financement à 110% et qu’il n’est pas toujours nécessaire d’avoir un apport personnel pour obtenir un crédit immobilier.
 
Les courtiers en crédit soulignent que le marché immobilier très détérioré en janvier, mais relevé en février et mars, même si les acheteurs sont plus lents à se décider. Le besoin de se loger évolue toujours quelque soit la conjoncture économique : un divorce, une séparation, une naissance, une mutation peuvent inciter à tout moment les français à vendre puis à racheter. Seuls les biens surestimés devraient avoir du mal à se vendre.
 
Les courtiers semblent donc assez sereins quant à l’avenir du marché immobilier. Leur activité se développe dans un contexte où de plus en plus de consommateurs comparent les prix et les offres grâce à Internet.
 
A suivre…
 
 
 
 

Des informations sur la loi Robien de défiscalisation: un dispositif critiqué

Wednesday, June 11th, 2008
Plus d’information sur une possible modification de la loi Robien : un dispositif de défiscalisation pour un achat immobilier…
 
Le système de défiscalisation de la loi Robien permet des économies d’impôts conséquentes, mais à l’heure actuelle le dispositif est critiqué pour différentes raisons.
 
Il existe trop de logements dans les zones qui ont une faible demande locative, les loyers sont en baisse et les rentabilités sont donc plus faibles que prévu pour les investisseurs.
 
La loi Robien qui permet de soutenir l’investissement locatif devrait donc être réaménagée en septembre : ce dispositif de défiscalisation n’a plus la côte et de nombreux investisseurs se sentent floués.
 
En effet, les acquéreurs n’arrivent plus à louer leurs appartements sans baisser les loyers sur lesquels sont assis la rentabilité promise de leur opération.
 
Rappelons qu’au bout de douze mois sans locataire, l’avantage fiscal de la loi Robien disparaît : c’est-à-dire la possibilité de déduire de leur revenu imposable jusqu’à 50% du prix du logement sur une période de neuf ans.
 
Les difficultés ne concernent pas bien sûr l’ensemble des investisseurs et la plupart d’entre eux ont fait des bonnes affaires et bénéficient de l’avantage fiscal de la loi Robien.
 
Le prochain texte de la loi Robien devrait prendre en compte la demande locative et non plus seulement la taille de la commune et sa situation géographique.
 
Certaines communes sans besoins locatifs pourraient donc être exclues du dispositif de défiscalisation de la loi Robien et d’autres pourraient passer en zone B2 c’est-à-dire avec des loyers plus élevés.
 
Certes les promoteurs connaissent souvent les zones à risque et déjà trop construites mais résistent difficilement aux maires des communes désireux de construire.
 
A suivre…

Les taux directeurs de la BCE: un possible relèvement

Tuesday, June 10th, 2008
Plus d’informations sur une possible hausse des taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE)…
 
Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a laissé entendre qu’il était possible que les principaux taux directeurs soient relevés dès le mois de juillet.  
 
La BCE pourrait donc resserrer les conditions du crédit alors que l’économie est toujours aussi fragile.
 
Aucune certitude cependant, cette possible hausse des taux directeurs pourrait être la réponse à une forte dégradation de l’activité économique ou à une mauvaise réaction des marchés financiers.
 
Le président de la BCE estime que « les risques pour la stabilité des prix ont encore augmenté ».
 
Les perspectives en matière de croissance de la zone euro sont plutôt pessimistes : la BCE l’estime à 1,5% pour 2009, alors qu’elle l’estimait à 1,8% il y a peu de temps.
 
La BCE a relevé ses prévisions d’inflation, c’est pourquoi elle devrait être obligée de remonter ses taux directeurs afin de garder toute sa crédibilité.
 
Rendez-vous début juillet pour voir si la possible augmentation des taux directeurs de la BCE devient réalité.
 
A suivre…